Dossier d’œuvre architecture IA31006509 | Réalisé par
  • patrimoine industriel, patrimoine industriel et paysager des papeteries de Haute-Garonne
Ancienne cité ouvrière Lacroix
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Conseil départemental de la Haute-Garonne
  • (c) Inventaire général Région Occitanie

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Haute-Garonne
  • Hydrographies Salat
  • Commune Cassagne
  • Adresse rue de Bouque-de-Lens , rue des Cités
  • Cadastre 2025 B 555, 561 à 567, 569 à 575, 593, 805, 806, 683 et 833 Parcelle 833 : ancien logement du directeur de l'usine. Parcelles 683 et 805 : ancien logement du concierge. Parcelle 806 : ancien logement d'André Lacroix. Les constructions bâties correspondent à l'ancien bâtiment des pompes, celui du garage et des dépendances, puis, un bureau et un magasin, ainsi que le magasin à pâtes à papier et produits divers. Parcelles 555, 561 à 567, 569 à 575, 593 : logements ouvriers. ; 1811 B 121 à 135, 162, 167, 170 à 174 Parcelles 121 à 134 : emplacement de la future cité ouvrière. Parcelle 135 : futur emplacement des logements du concierge et d'André Lacroix. Parcelles 162, 167, 169 : futur emplacement de la maison du directeur d'usine. ; 1934 B 78, 96 Parcelle 78 : logements des ouvriers, du concierge, d'André Lacroix et de l'usine de Cassagne. Parcelle 96 : logement du directeur.
  • Commune Mazères-sur-Salat
  • Adresse rue de la Cité
  • Cadastre 2026 AE 32 à 42, 151 et 152

Au 19e et au 20e siècle, l'industrie papetière haut-garonnaise connaît un important essor, particulièrement dans le sud du département, en Comminges. Ce développement conduit la société L. Lacroix fils à mettre en œuvre une politique de logement destinée à fixer sa main-d'œuvre à proximité des sites de production.

Dès les années 1920, l'entreprise fait construire des habitations ouvrières à Mazères-sur-Salat, pour lesquelles peu d'archives ont été conservées. Une petite cité ouvrière est notamment aménagée à proximité de la mairie, tandis que d'autres logements sont disséminés sur le territoire communal.

Cité ouvrière de Cassagne

La société aménage ensuite une cité ouvrière dans le quartier de Bouque-de-Lens, à Cassagne, à proximité immédiate de l'usine. Cette politique sociale n'est pas propre aux établissements du Comminges : la société la met également en œuvre à Angoulême, où elle permet aux employés de ses manufactures d'accéder à un logement accompagné d'un terrain.

D'après le cadastre rénové de 1934, un premier ensemble de sept logements est édifié le long du Salat (AD 31, 5904 W 2484. Extrait du plan du cadastre rénové de Cassagne, 1934 ; AD 31, 134 J 13. Procès-verbal du conseil d'administration, rapport des usines de Mazères-sur-Salat, 1931). Dans le même temps, André Lacroix, petit-fils du fondateur de la société, devient maire de la commune (1934-1945). Il s'installe peu après dans une maison située entre le logement du concierge et le terrain occupé par les habitations ouvrières. Le choix de cet emplacement s'explique vraisemblablement par ses fonctions au sein de l'entreprise, puisqu'il est alors directeur de l'usine et administrateur de la société.

Ce premier ensemble est complété par un second groupe de logements construit à l'est. Quatre nouvelles maisons, conçues sur le même modèle que les précédentes, viennent agrandir la cité ouvrière. Selon un inventaire des bâtiments, leur construction est achevée en 1940 (AD 31, 134 J 142. Police d'assurance des bâtiments, 1943). L'ensemble comprend alors six maisons doubles et deux pavillons, desservis par la route principale, l'actuelle rue de Bouque-de-Lens, ainsi que par la rue des Cités.

Ces constructions complètent les logements déjà mis à la disposition du personnel de la société Lacroix. En effet, depuis la fin du XIXe siècle, le contremaître et le directeur de l'usine de Cassagne disposent chacun d'une maison située à proximité immédiate de la papeterie. Aujourd'hui encore, ces habitations sont occupées par des propriétaires privés, parmi lesquels figurent d'anciens salariés de la société Lacroix.

  • Période(s)
    • Principale : 20e siècle , daté par source
    • Secondaire : 2e moitié 19e siècle , daté par source

Les logements ouvriers (rue des Cités et route de Bouque-de-Lens)

La cité ouvrière est organisée sous la forme d'un îlot d'habitations situé au sud de l'usine de Cassagne. Elle se compose de deux ensembles distincts.

Le premier groupe de logements est implanté à proximité immédiate du Salat, à l'ouest, et est desservi par la rue des Cités. Le second ensemble, situé à l'est, est accessible à la fois depuis cette même rue et depuis la route de Bouque-de-Lens. Bien qu'elles ne soient pas disposées selon un plan strictement symétrique, les habitations relèvent d'un modèle architectural homogène.

Au sud de l'îlot, deux pavillons de plain-pied marquent l'entrée de l'ensemble. Ils sont prolongés, de part et d'autre de la voie, par trois maisons doubles implantées de manière symétrique.

Les maisons doubles reposent sur un soubassement en pierre. Leurs élévations, revêtues d'enduits de couleurs différentes, permettent de distinguer visuellement chaque unité d'habitation. Elles s'élèvent sur deux niveaux, contrairement aux pavillons qui ne comptent qu'un rez-de-chaussée. La présence éventuelle de caves n'a pas pu être vérifiée depuis l'espace public. Chaque logement dispose d'un jardin privatif clôturé, participant à l'organisation fonctionnelle de la cité.

L'ensemble des constructions est couvert de toits à deux pans en tuiles mécaniques. Chaque maison double possède une entrée principale aménagée sur la façade est, accompagnée d'une baie de grande dimension au rez-de-chaussée et d'une fenêtre à l'étage. Les façades nord et sud sont percées de deux fenêtres au rez-de-chaussée. La façade ouest présente généralement deux fenêtres au rez-de-chaussée, une fenêtre à l'étage ainsi qu'une porte secondaire donnant accès à l'arrière de l'habitation.

Certains logements dont la cour arrière donne sur la rue des Cités comportent un appentis à deux niveaux construit postérieurement. Ces annexes, ouvertes ou fermées selon les cas observés, présentent une hauteur inférieure à celle du volume principal.

L'ancienne maison du directeur (route de Bouque-de-Lens)

L'ancienne maison du directeur n'a pu être observée que depuis la voie publique, la route de Bouque-de-Lens. Par conséquent, seules les façades sud et ouest ont pu être étudiées.

Cette demeure, enduite, présente des chaînes d'angle en pierre calcaire blanche. Elle s'élève sur trois niveaux et est couverte d'un toit à trois pans. L'entrée principale est aménagée sur la façade sud. Celle-ci est percée, au rez-de-chaussée, d'une porte encadrée de deux fenêtres. Le premier étage est éclairé par trois fenêtres rectangulaires de dimensions similaires à celles du niveau inférieur. Le dernier niveau est percé de trois baies rectangulaires de plus petites dimensions. L'ensemble de ces ouvertures est disposé selon un axe régulier, conférant à la façade une composition symétrique.

La façade ouest est percée de deux fenêtres par niveau. Les ouvertures du rez-de-chaussée et du premier étage présentent des dimensions comparables à celles observées sur la façade sud, tandis que celles du dernier niveau sont plus petites.

Un corps de bâtiment est accolé à la façade nord de l'ancien logement du directeur. Son élévation ouest a été remaniée depuis la fin du XIXe siècle. Construite en parpaings enduits, elle est percée d'une fenêtre située à droite et d'une porte de garage placée au centre de la façade. L'édifice est couvert d'un toit en tuiles mécaniques reposant sur une charpente en bois. D'après les sources, ce bâtiment correspondrait à un ancien dépôt de chiffons associé à un garage.

Un second corps de bâtiment est accolé au nord du précédent. Dépourvu de couverture, il s'élève sur un seul niveau. Sa façade ouest présente une maçonnerie composite associant, dans sa partie gauche, des pierres calcaires et des galets liés au mortier, probablement de chaux, et, dans sa partie droite, des parpaings. Des chaînes d'angle en pierre calcaire de teinte ocre subsistent aux angles des façades ouest et nord. Cette construction constituerait le vestige d'un ancien dépôt de chiffons situé en face de l'usine à papier.

L'ancienne maison du concierge (route de Bouque-de-Lens)

L'ancienne maison du concierge n'a pu être observée que depuis la voie publique, la route de Bouque-de-Lens. Par conséquent, seules les façades est et nord ont pu être étudiées.

Cette habitation, enduite, s'élève sur deux niveaux. Les encadrements des ouvertures sont soulignés par un enduit de couleur gris anthracite, contrastant avec les élévations revêtues d'un enduit gris clair.

La façade est est percée d'une fenêtre rectangulaire à chaque niveau. La façade nord présente une composition symétrique de trois ouvertures au rez-de-chaussée et de trois ouvertures à l'étage. L'entrée, située à gauche de la façade, est protégée par une marquise. Deux fenêtres de dimensions différentes la complètent. La baie centrale est de plus petite taille que les autres ouvertures, à l'exception de celle située dans son axe à l'étage.

À l'ouest, la parcelle se prolonge par un jardin dans lequel prennent place un appentis, implanté à proximité immédiate de la maison, ainsi qu'un corps de bâtiment situé au fond de la parcelle.

  • Murs
    • pierre maçonnerie enduit
    • brique maçonnerie enduit
  • Toits
    tuile
  • Couvrements
    • charpente en bois apparente
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Documents d'archives

  • AD 31, 134 J 13. Procès-verbal du conseil d'administration, rapport des usines de Mazères-sur-Salat, 1931

    AD Haute-Garonne : 134 J 13
  • AD 31, 134 J 142. Police d’assurance des usines Lacroix, 1943.

    AD Haute-Garonne : 134 J 142

Documents figurés

  • AD 31, 3 P 1514. Extrait du plan cadastral dit napoléonien de Cassagne, quartier de Bouque-de-Lens, section B (de Sarradas), 2eme feuille, 1811.

    AD Haute-Garonne : 3 P 1514
  • AD 31, 5904 W 2484. Extrait du plan du cadastre rénové de Cassagne, section B, 1ere feuille, 1934.

    AD Haute-Garonne : 5904 W 2484
Date(s) d'enquête : 2024; Date(s) de rédaction : 2024
(c) Conseil départemental de la Haute-Garonne
(c) Inventaire général Région Occitanie