Chaque scène est bien délimitée par un cadre orné de rinceaux, d'une branche écotée, d'un masque feuillu et de rubans.
Au mur sud, du chœur vers l'ouest :
L'Assomption de la Vierge est peinte sur toute la hauteur du mur, dans un fond semé de petites étoiles ; au premier plan le tombeau vide autour duquel les apôtres sont regroupés la tête levée vers la Vierge sur un croissant de lune et soutenue par quatre anges qui la couronne pendant que Dieu bénit.
puis dans la travée suivante, au registre inférieur une évocation liée a saint Blaise alliant deux épisodes :
le saint évêque devant les animaux sauvages : sa crosse à la main il bénit les animaux les uns derrières les autres devant lui. On reconnait des cerfs, taureau, cheval, lion...les animaux plus petits sont au premier plan. Le défilé est terminé par le loup qui a dans sa gueule le pourceau de la femme en arrière plan, qui prie.
Au registre supérieur les fragments d'une Annonciation de part et d'autre de la fenêtre sont conservés. Au dessus de chaque protagoniste de l’Annonciation, de part et d'autre de la baie, l'espace est occupé par des motifs de grotesques traités en grisaille.
Au mur nord :
Sur toute la hauteur du mur est peint un saint Christophe portant l'Enfant, un petit ermite est perché sur un rocher le guidant à l'aide d'une lanterne.
Au dessus de l'arc d'entrée de la chapelle nord, deux personnages placés de part et d'autre dans les écoinçons portant des phylactères : Abraham et Moïse.
Et enfin du côté ouest en trois registres est peint un Défilé des péchés capitaux se dirigeant vers la gueule du Léviathan. Chaque péché est identifié par un titulus. Au registre inférieur, devant la gueule du béante d'où sort un démon cornu, un autre démon accueille l'orgueil sur un lion suivi d'un autre diable ou diablesse(?). Au registre médian (très lacunaire et usé), un diable est enchaîné à l'avarice, suivi d'un péché présenté de face qui pourrait être la colère puis l'envie sur un chien (lévrier ?). Au registre supérieur ; de droite à gauche, la luxure (LUXURE) représentée par une femme regardant dans un miroir tout en se peignant et chevauchant une chèvre, vient ensuite la gourmandise (GOULLE) qui tient un jambon et une grande coupe. Elle est montée sur un sanglier (ou un porc) et enfin la paresse (PIORISE) en homme barbu se tenant la tête, des "savates" aux pieds chevauchant un âne et accompagné d'un démon cornu ferment la marche.