Dossier d’œuvre architecture IA81013304 | Réalisé par
  • enquête thématique départementale, habitat et production sur le PNR du Haut-Languedoc
demeure de l'industriel Hippolyte Mas
Œuvre étudiée
Copyright

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Parc Naturel Régional du Haut-Languedoc - Mazamet
  • Commune Mazamet
  • Lieu-dit quartier de la Sagne
  • Adresse 5 rue Houlès
  • Cadastre 2017 AH 86
  • Dénominations
    demeure
  • Genre
    d'industriel
  • Autres parties constituantes
    petit parc, portail, cuisine, salle à manger, salon, garage, escalier, chenil, cellier, buanderie

Dans son ouvrage sur Mazamet en 1930, Edouard Cormouls-Houlès présente Hippolyte Mas (1818-1893) comme l'un des premiers mazamétains à être parti à Buenos Aires, en Argentine, en 1856, pour y créer un comptoir d'achat de peaux de moutons, comme fondé de pouvoir d'Augustin Périé, marchand de laine. Il y reste plusieurs années et rentre s'établir à Mazamet où il épouse la nièce d'Augustin Périé avec lequel il s'associe. En 1876, H. Mas est dit négociant à Mazamet et son frère Firmin Mas négociant à Buenos Aires pour la maison de commerce Augustin Périé et Cie (ADT, 6 U 2 161). Il reprend ensuite l'entreprise sous la raison sociale Hyppolyte Mas et Compagnie (Cormouls-Houlès, 1931). La demeure pourrait donc avoir été construite dans la décennie 1860, au retour d'Hyppolyte Mas ; elle figure sur le plan de la ville de Mazamet daté de 1870. L'industriel fait le choix de s'établir dans le nouveau quartier alors en cours d'urbanisation et dévolu aux demeures des industriels, à proximité du temple protestant, bien que lui soit de confession catholique.

Au début du 20e siècle, elle est la propriété d'Auguste Mas, le fils. Les grilles du parc au décor Art nouveau pourraient avoir été installées à ce moment. Le jardin, avec les plantations contre le mur de clôture, allée circulaire centrale et terre-plein engazonné pourrait lui-aussi dater de cette période.

Elle passe ensuite aux mains de sa fille, Gabrielle Mas épouse Charles Ludovic Vidal (ADT, 3 P 1317). Elle a connu des transformations importantes au milieu du 20e siècle, lorsqu'elle a été restaurée par l'architecte Maurice Albert pour Numa Bruyère (Permis de construire de 1951), industriel et président de la Chambre de Commerce de Mazamet.

Elevée sur une grande parcelle permettant l'aménagement d'un jardin au sud, la demeure se distingue par la qualité du décor et des aménagements intérieurs : des guirlandes de fleurs sont sculptées sur les linteaux des ouvertures du rez-de-chaussée tandis que celles de l'étage sont ornées de guirlandes de fruits. les garde-corps des balcons sont ornés de motifs de feuillages. Sur les façades sud, côté jardin, et est, côté rue, des perrons en granite permettent l'accès au rez-de-chaussée légèrement surélevé. A l’intérieur, les cheminées en marbre pour l’essentiel, à l’exception de celle du bureau qui est en bois, offrent un style 18e siècle avec coquille au centre du manteau. Le grand escalier en bois est en position latérale, au nord, sans être en communication directe avec le vestibule d'entrée. Le garde-corps est en métal ouvragé et le limon et la porte associée sont bois avec un décor de rinceaux rapporté. Le gros-oeuvre est en maçonnerie de pierre locale (gneiss et galet). La toiture à brisis est en ardoise et percé de lucarnes en pierre côté rue et en zinc sur l'arrière (les originaux sont déposés).£La restauration des années 1950 par Maurice Albert s’est attachée à respecter la qualité architecturale initiale tout en adaptant le bâtiment aux évolutions de son temps : des portes vitrées ont été installées à l’entrée principale à l’est et sur la porte de service au nord. Les grilles qui les protègent ont un motif en enroulement qui s’associe parfaitement avec l’esprit des décors de pierre des ouvertures. Une cuisine a été ajoutée au premier étage à l’ouest, en communication avec l’office elle est en surplomb pour ne pas empêcher le contournement sur ce côté. Derrière l’escalier principal, se trouve un petit couloir de service aux boiseries Art déco. Les sols de plusieurs salles pourraient aussi avoir été refaits à ce moment, comme le dallage en marbre du vestibule. Les stucs de ce dernier sont une création récente. Au nord, le garage automobile en retrait de la rue est isolé du parc par un mur de clôture. Sur l’arrière se tenait à l’origine un chenil (disparu).£Le parc est planté de hêtre pourpre, ginkgo biloba, marronnier, tulipier de Virginie. Des arbustes tels les hortensias, rhododendrons, camélias, azalées, laurier et glycine sont plantés le long des murs de clôture, tandis qu'une allée circulaire délimite un vaste espace engazonné au centre. La bouche de la boite à lettre en pierre est intégrée dans la maçonnerie du haut mur de clôture.

  • Murs
    • gneiss
    • enduit
    • galet
  • Toits
    ardoise
  • Étages
    étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, étage de comble
  • Élévations extérieures
    élévation ordonnancée
  • Couvertures
    • toit brisé en pavillon
  • Escaliers
    • escalier intérieur : escalier tournant à retours escalier en charpente

Présentation succincte

  • NOTSUC La demeure dont la construction peut remonter à la décennie 1860 a été élevée pour l'un des pionniers du délainage mazamétain, Hyppolyte Mas, fondé de pouvoir d'Augustin Périé, industriel. Elle a été remise au goût du jour au début des années 1950 par l'architecte mazamétain Maurice Albert.

Champs annexes au dossier - Architecture

  • NOTB_G Edouard Cormouls-Houlès, Mazamet en 1930, t. I, 1931, notice biographique d'Hippolyte Mas.£Rémy Cazals, Les révolutions industrielles à Mazamet, 1750-1900, La Découverte Maspéro/ Privat, 1983, p. 166.
  • NOTB_S Archives départementales du Tarn, 6 U 2 161, tribunal de commerce de Castres, actes des sociétés déposées au greffe ; 3 P 1317, matrices du cadastre, case 1468.£Service de l'urbanisme de Mazamet : 4 W 51951, juin-décembre permis de construire de la Société Numa Bruyère.£Collection particulière, fonds de l'architecte Maurice Albert : 218 J.
  • APPA
  • APRO
  • ARCHEO
  • AVIS
  • CCOM
  • CHARP
  • CHARPP
  • COORLB93
  • COORMLB93
  • COORMWGS84
  • COORWGS84
  • ENCA calcaire
  • EPID
  • ESSENT
  • ETACT
  • FEN
  • FEN2
  • FENP
  • INTER
  • MHPP
  • NOPC
  • OBSV
  • PAVIS
  • PETA_MA
  • PLU
  • PSAV_FA
  • SAV_FA
  • SELECT oeuvre sélectionnée
  • TAILL
  • TAILLP
  • TOITU
  • USER IVD81_SSERVANT
  • VALID accessible au grand public
  • VISI
  • VISIB
  • VOIR_AUSSI IA81013173
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler

La demeure entourée du jardin est représentative de celles des industriels lainiers qui ont fait fortune dans la seconde moitié du 19e siècle.

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  • Mazamet en 1930, un centre d'activité économique du Midi de la France, tome 1, 1931, hors pagination.

Date(s) d'enquête : 2018; Date(s) de rédaction : 2018