• dossier ponctuel
ville dite bastide
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Inventaire général Région Occitanie

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Pays du Vignoble Gaillacois, Bastides et Val Dadou - Lisle-sur-Tarn
  • Commune Lisle-sur-Tarn
  • Cadastre 1833 H  ; 2011 H 02

La bastide est l'héritière du castrum de Montaigut dont le démantèlement était prévu par le traité de Paris de 1229 qui met fin au conflit albigeois opposant le roi de France au comte de Toulouse. Cette dernière date est de ce fait considérée comme la date de fondation de la bastide. Elle est sans doute bien constituée lorsque le comte de Toulouse Raymond VII lui accorde sa première charte de franchises en 1248, ce qui correspond à la première mention de la ville. L'année suivante les consuls prêtent serment de fidélité au nouveau comte Alphonse de Poitiers (frère de Saint-Louis) et à Jeanne de Toulouse. La fille de Raymond VII souhaitait qu'à sa mort, la bastide revienne aux filles de l'ordre de Cîteaux, mais celle-ci revint finalement au roi de France, seul héritier de Jeanne et d'Alphonse. L'église paroissiale Notre-Dame de la Jonquière dont la partie la plus ancienne peut être datée des années 1230-1240, ne s'inscrit pas dans le tracé orthonormé de la bastide, ce qui a fait dire aux historiens (LAURET, MALEBRANCHE et SERAPHIN) qu'elle pourrait être antérieure à l'établissement du tracé orthonormé de la bastide. Par conséquent, celui-ci ne daterait pas de l'époque de Raymond VII mais plutôt de celle d'Alphonse de Poitiers et de Jeanne de Toulouse.£L'Isle d'Albi devient alors le chef-lieu d'une baillie et l'essor de la ville se confirme, favorisé notamment par sa position privilégiée au bord du Tarn. Deux ports assuraient l'expédition des productions, et particulièrement du vin en direction de Bordeaux. L'Isle d'Albi a aussi bénéficié de l'avantage d'être située sur l'axe de communication reliant Toulouse (distante de 50 km environ) à Rodez en passant par Albi, axe majeur rejoignant au-delà la ville de Lyon. Les Augustins s'implantent au 14e siècle en limite nord de la ville où ils occupent un vaste enclos. C'est sans doute également au 14e siècle que la bastide fut dotée de défenses, fossés, mur d'enceinte et portes fortifiées mentionnés dans le compoix de 1646 et dont les derniers éléments ne seront démantelés qu'au début du 19e siècle. La bastide comportait aussi quatre quartiers, dits gâches, dont les noms sont donnés par le compoix de 1646 : la gâche d'Encahours au nord-ouest, celle d'Encoumensens au nord-est, En Coutelié au sud et de Nescale au sud-ouest. Seule la gâche d'Encahours, la plus petite, n'avait pas d'emprise sur la place principale tandis que celle d'Encoumensens recouvrait les côtés nord et est de la place. La bastide fut endommagée par les guerres de Religion : prise par les protestants en 1577, elle repassa sous contrôle catholique l'année suivante.£Les couverts charpentés de la place centrale ont été peu à peu remplacés par des arcades en brique. A la Révolution, la bastide est devenue chef-lieu de canton. En 1898, la ville prend par décret le nom de "L'Isle-sur-Tarn".

  • Période(s)
    • Principale : 2e quart 13e siècle
  • Dates
    • 1229, daté par source

Lisle-sur-Tarn est située sur la rive droite du Tarn, sur une langue de terre située entre la rivière et l'un de ses affluents le Rabisteau, position qui a valu son nom à la ville. Elle se déploie parallèlement au Tarn, selon un plan orthogonal formé par l'entrecroisement des rues à angle droit délimitant des îlots quadrangulaires. Au centre du tracé, la place, très vaste, qui possédait une vocation marchande très affirmée, est entourée de couverts où les éléments charpentés alternent avec les arcades en brique. L'architecture de la bastide est marquée, pour une très grande part, par la présence de constructions en pan de bois qui ne semblent pas être antérieures au 15e siècle. Seuls quelques vestiges de l'époque médiévale (13e et 14e siècles) peuvent encore être observés : il s'agit de constructions en brique cuite.£La porte Peyrole se trouvait à l'ouest, à l'extrémité de la rue du même nom. La porte Saint-Louis et la porte du Pal fermaient respectivement au nord et au sud la rue principale de la bastide (actuellement la rue Etienne Compayré et son prolongement la rue Saint-Louis) qui longeait le couvert ouest de la place. A l'est, la porte du Port fermait la rue du même nom en direction de la rivière. C'est le long de ces axes structurants et sur la place principale, que les familles de notables y ont établi leurs hôtels particuliers dont beaucoup subsistent encore.£Des vestiges du monastère des Augustins, détruit probablement au moment des guerres de religion, sont encore visibles au n° 31 de la rue Saint-Louis, et en particulier les restes de chapelles de l'église qui comportent encore des décors peints.

  • Murs
    • brique
    • pan de bois
  • Plans
    plan orthogonal

Champs annexes au dossier - Architecture

  • NOTB_G LAURET (Alain), MALEBRANCHE (Raymond), SERAPHIN (Gilles), Bastides, villes nouvelles du Moyen Age, Editions Milan, Toulouse, 1988, p.268-269 ; Promenades historiques à Lisle-sur-Tarn, Musée Lafage, éditions Amis de Raymond Lafage, réédition 2003.
  • NOTB_S
  • APPA
  • APRO
  • ARCHEO
  • AVIS
  • CCOM
  • CHARP
  • CHARPP
  • COORLB93
  • COORMLB93
  • COORMWGS84
  • COORWGS84
  • ENCA
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  • FEN2
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  • Statut de la propriété
    propriété publique
    propriété privée
Date(s) d'enquête : 2011; Date(s) de rédaction : 2011, 2012