Appelé cabestan ou cabestan couvert, cet édifice a été construit dans les années 1730 pour abriter un cabestan, système servant à remonter les bateaux. Les cabestans couverts semblent aujourd'hui très rares en France le long des rivières. Vite abandonné au profit d'une écluse, le désintérêt pour ce cabestan et son emplacement isolé peuvent expliquer en partie sa conservation.
- dossier ponctuel
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Lot - Puy-l'Evêque
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Hydrographies
Lot
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Commune
Duravel
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Lieu-dit
Lacroze
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Cadastre
2026
D
849
;
1837
D
519
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Dénominationsabri
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Précision dénominationcabestan couvert
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Appellationscabestan, cabestan couvert
Cet édifice est un abri pour cabestan, système de remontée de bateaux. Il est aussi appelé cabestan couvert dans les sources. Un cabestan désigne un système de treuil ou nœud pour la remontée des bateaux. Encore présent sur les côtes maritimes, cela est moins le cas en rivière. Sur le Lot, il permet de passer les digues et passelis dans les zones où le courant est plus fort. La multiplication des écluses aux 18e et sur 19e siècles ont rendu les cabestans inutiles.
La particularité du cabestan de Duravel réside dans la construction d'un édicule pour l'abriter. Aucun cabestan couvert ne semble encore exister en France dans la documentation disponible. En aval du Lot, un cabestan couvert existait à Clairac (Lot-et-Garonne), quelques dizaines de kilomètres plus loin. Mis à part ses plans, il n'en reste plus rien.
A Duravel, près de l'écluse et du moulin de Lacroze, ce cabestan couvert serait construit par l'administration royale vers 1730-1735. Lors d'une campagne de visite de l'ingénieur en charge de la navigation pour la rivière du Lot, un procès-verbal daté du 14 novembre 1755 et jours suivants relate la visite du lieu de la croze à Duravel pour l'inspection de son passelis : "La digue de passelis a été construite il y a 20 ou 25 ans au frais du roi aussi qu'un cabestan couvert qui devait servir aux remontées des batteaux. Mais la profondeur du cordage ayant rendu cette manœuvre trop difficile, elle fut abandonné. La batisse du cabestan et le passelis pour (?) depuis sans entretien ny décapage..." Plus loin, il est recommandé de construire une écluse pour résoudre ce problème, cela sera chose faite dans les années 1790.
Cet état des lieux indique les soucis rencontrés pour la navigation à cet endroit et l'inefficacité du cabestan, il serait déjà abandonné en 1755 et rien n'indique qu'il ait réellement fonctionné. Depuis ce cabestan couvert est totalement laissé à l'abandon, le système du cabestan placé à l'intérieur a totalement disparu. Sa présence est attestée par des traces en négatif : trou d'encoche pour l'axe au centre, encoche sur les parois pour le stabiliser sur la largeur, encoche près de l'ouverture et traces d'attache sur le claveau central qui peut correspondre à un système d'anti-basculement.
L'ouverture en elle-même trahit la fonction de l'édicule, la voûte de l'arche est biaisée pour l'orienter vers la rivière.
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Période(s)
- Principale : 2e quart 18e siècle , daté par source
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Dates
- 1730, daté par source
De forme carrée, cet édicule est construit en moellons de calcaire et pierre de taille pour les chaînes d'angle et l'arche d'ouverture. Cette dernière, voûtée en berceau, est biaisée. Egalement en pierre, la voûte en cul de four est miraculeusement intacte malgré la quasi disparition de la couverture.
Les vestiges de cette dernière laisse supposée une couverture en moellons de calcaire assisés posée directement sur l'extrados de la voûte. Les moellons étaient bâtis sur champs à la façon d'une calade. On distingue encore quelques traces des arêtiers disposés à la manière de chaines d'angle. Ces maçonneries présentent des joints orientés vers l'intérieur de la voûte, un procédé non observé ailleurs dans le département. Les parties les mieux conservés révèle des pierres en bon état en calcaire gréseux très résistant au gel, qui possède une face dressée propice à rester apparentes et former des assises.
Les indices recueillies sur ce couvrement semblent suggérer une toiture de forme pyramidale ou rhomboïdale. La toiture diffère complètement de celle du cabestan de Clairac dont les plans figurent une toiture à deux pans sur charpente. Il n'y aurait donc pas d'uniformisation des ouvrages de l'Etat pour ce type de construction au 18e siècle.
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Murs
- calcaire moellon
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Toitscalcaire en couverture
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Étagesen rez-de-chaussée
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Couvrements
- cul-de-four
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Couvertures
- toit en pavillon
- toit rhomboïdal
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État de conservationenvahi par la végétation, mauvais état
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Statut de la propriétépropriété privée
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Intérêt de l'œuvreà signaler
- (c) Conseil départemental du Lot
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Conseil départemental du Lot
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Conseil départemental du Lot
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Conseil départemental du Lot
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Conseil départemental du Lot
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Conseil départemental du Lot
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Conseil départemental du Lot
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Conseil départemental du Lot
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Conseil départemental du Lot
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Conseil départemental du Lot
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Conseil départemental du Lot
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Conseil départemental du Lot
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) CAUE du Lot
- (c) Conseil départemental du Lot
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Conseil départemental du Lot
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Conseil départemental du Lot
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Conseil départemental du Lot
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Conseil départemental du Lot
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Conseil départemental du Lot
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Comité pour l'Histoire et la Valorisation du Patrimoine de Duravel
- (c) Comité pour l'Histoire et la Valorisation du Patrimoine de Duravel
- (c) Comité pour l'Histoire et la Valorisation du Patrimoine de Duravel
- (c) Comité pour l'Histoire et la Valorisation du Patrimoine de Duravel
- (c) Comité pour l'Histoire et la Valorisation du Patrimoine de Duravel
- (c) Comité pour l'Histoire et la Valorisation du Patrimoine de Duravel
- (c) Comité pour l'Histoire et la Valorisation du Patrimoine de Duravel
- (c) Comité pour l'Histoire et la Valorisation du Patrimoine de Duravel
- (c) Comité pour l'Histoire et la Valorisation du Patrimoine de Duravel
- (c) Comité pour l'Histoire et la Valorisation du Patrimoine de Duravel
- (c) Comité pour l'Histoire et la Valorisation du Patrimoine de Duravel
- (c) Conseil départemental du Lot
- (c) Inventaire général Région Occitanie
Documents d'archives
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AD Lot, C 401 : Généralité de Montauban, procès-verbal de visite de l'état des digues et passelis du Lot.
Bibliographie
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Chabrot (Daniel), "La remonte des gabarres de la rivière du Lot : hommage aux tireurs de corde", Clairac au XVIIIe siècle, Actes du colloque du 3 juin 2023, Académie d'Agen, 2023, p. 74-81.
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Lavergne (Caroline), Collecte des données archivistiques et prospection archéologique pédestre de vérification sur la basse vallée du Lot entre Luzech et Soturac (Lot), Archéologies-Montauban, dactylographié, 2008.
p. 41-42 -
Cailleret (Elise), Segalen (Edouard), Rapport préliminaire, note complémentaire sur le cabestan de Duravel, visite du 16 mars 2026, CAUE du Lot, dactylographié.
Périodiques
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Delvit (Philippe), "Construire en rivière au XVIIIe siècle : les continuateurs de Colbert sur le Lot", dans Annales du Midi : revue archéologique, historique et philologique de la France méridionale, Tome 95, N°164, 1983, pp. 429-447.
p. 430
Chercheur en inventaire du patrimoine pour le Département du Lot depuis 2019.
Chercheur en inventaire du patrimoine pour le Département du Lot depuis 2019.