Dossier collectif IA46107119 | Réalisé par
  • enquête thématique départementale, architecture rurale du Lot
fermes du canton de Saint-Céré

Dossier non géolocalisé

  • Dénominations
    ferme
  • Aires d'études
    Lot, Saint-Céré
  • Adresse
    • Commune : Autoire
    • Commune : Aynac
    • Commune : Bannes
    • Commune : Frayssinhes
    • Commune : Ladirat
    • Commune : Latouille-Lentillac
    • Commune : Leyme
    • Commune : Loubressac
    • Commune : Molières
    • Commune : Mayrinhac-Lentour
    • Commune : Saignes
    • Commune : Saint-Céré
    • Commune : Saint-Jean-Lagineste
    • Commune : Saint-Jean-Lespinasse
    • Commune : Saint-Laurent-les-Tours
    • Commune : Saint-Médard-de-Presque
    • Commune : Saint-Paul-de-Vern
    • Commune : Saint-Vincent-du-Pendit

Les fermes du canton de Saint-Céré restent peu étudiées aujourd'hui (16 notices concernant l'architecture rurale), mais sont partiellement connues grâce à une série de photographies allant des années 1950 aux années 1990 (environ 75 illustrations provenant du fond Cayla). Cette documentation est complétée par des repérages réalisés par Quercy Recherche, l'UDAP, l'Inventaire général et le Pays d'Art et d'Histoire du CAUVALDOR.

Le repérage des vestiges médiévaux dans l'architecture civile (2005-2008) n'a pas permis pour le moment d'identifier un habitat rural antérieur au 15e siècle dans les campagnes du canton. Les informations concernent les zones plus densément bâties comme les villes et villages, en particuliers les communes développées à partir d'un castrum (Saint-Laurent-les-Tours, Autoire, Saint-Céré, Mayrinhac-Lentour).

Au lendemain de la guerre de Cent Ans, les campagnes du Quercy se drapent d'une multitude de fermes agro-pastorales se développant en majorité en hameau. Quelques spécimens sont issus de transformations d'édifices médiévaux (ancienne borie de la Maynardie à Saint-Céré). Cependant, les formes d'habitat rural clairement identifiables permettent de dater les constructions les plus anciennes au 15e siècle (notamment à Saint-Jean-Lespinasse). Les datations sont obtenues par l'observation des formes et ornements des ouvertures. La documentation révèle un certain nombre de manoirs depuis le 15e et 16e siècle.

Une seconde grande phase de travaux est observée au cours des 18e et 19e siècles. On dénombre aussi bien des reconstructions que des agrandissements et des adjonctions. Des pièces supplémentaires sont aménagées dans le logis (chambre à coucher) et des bâtis annexes sont construits pour séparer les activités, auparavant regroupées (en rez-de-chaussée utilitaire pour les maisons en hauteur). Ainsi sont ajoutés : soue à cochons, pigeonnier, poulailler, séchoir, four, etc.

Enfin, l'essor économique enrichit certains propriétaires qui l'expriment par l'agrandissement et l'embellissement de leur logis. Un pigeonnier-tour peut être accolé à la maison dont la façade a été homogénéisée (réfection et alignement des baies). Pour les maisons en hauteur, l'escalier extérieur peut être replacé dans l'axe de façade afin de monumentaliser l'entrée de la maison (Saint-Laurent-lès-Tour).

Comme pour la vallée de la Tourmente (canton de Martel), les granges peuvent être surmontées d'un pigeonnier en mur-pignon (Saint-Céré). Les millésimes qui arborent très souvent les portes révèlent une multitude de constructions ou reconstruction des granges au cours du 19e et du début du 20e siècle.

  • Période(s)
    • Principale : Moyen Age
    • Principale : 15e siècle
    • Principale : 16e siècle
    • Principale : 17e siècle
    • Principale : 18e siècle
    • Principale : 19e siècle
    • Principale : 20e siècle

Ce territoire subit les influences caussenardes, ségaline et de la Châtaigneraie cantalienne (du sud Ségala). Le sous-sol est composé de marnes, de calcaire et de grès dont sont issus les moellons et pierre de taille des constructions. Des poches argileuses dans les vallées (vallée de la Bave) sont responsable de la couleur ocre des pierres et mortiers, que l'on retrouve dans les communes du nord du canton (Loubressac, Saint-Médard-de-Presque, Saint-Jean-Lespinasse, Saint-Laurent-lès-Tour). Cette teinte ocre n'est pas sans rappeler celle des bâtis des communes voisines de la vallée de la Dordogne notamment Prudhomat. Il convient de signaler une maison de Molières repérée en 1964 par le docteur Cayla dont les murs sont élevés en pisé (terre crue).

Des structures en pans de bois ne sont pas rares dans les bourgs pour les élévations des étages et les cloisonnements (Autoire, Saint-Céré) ainsi que pour les dispositifs extérieurs comme les bacons et galeries. Les similitudes avec le sud du Ségala et la vallée de la Dordogne sont clairement identifiables (Ladirat).

Bien qu'il soit possible d'apercevoir quelques toits à faibles pentes (Saint-Laurent-les-Tours), les constructions sont majoritairement abritées de toitures à fortes pentes avec ou sans croupe (ou demi-croupe). Certains bâtis arborent des toits à la Mansart notamment les granges-étables.

Concernant les matériaux de couvertures, on observe une omniprésence de la tuile plate. La tuile creuse est essentiellement utilisée pour les avant-toits, appentis et terrassons des toits à la Mansart. La lauze calcaire ou de schiste est également un matériau de couverture présent sur le canton (Aynac, Bannes, Saignes, etc.). Ponctuellement, certaines constructions sont encore couvertes de lauzes posées en tas de charge ou en écaille (Mayrinhac-Lentour, Saignes, Saint-Médard-de-Presque). Ces lauzes ne sont pas réservées qu'aux caselles, fours et granges mais pouvait couvrir de grandes surfaces. Le château de Saint-Médard-de-Presque et quelques manoirs de Mayrinhac-Lentour (En vergne, Lavaur, Bonnefont, Laguizarie) en sont de précieux exemples. Aux 19e et 20e siècles, les nouveaux procédés industriels permettent une large diffusion des tuiles mécaniques couvrant aussi bien les fortes pentes que les appentis et avant-toits. Enfin, il convient de signaler que la documentation ne fait pas mention de couverture végétale (chaume) sur le canton.

  • Typologies
    ferme à éléments distincts ; logis en hauteur ; logis en rez-de-chaussée ; logis double ; maison de maître ; demeure ; manoir ; grange-étable en superposition
  • Toits
    tuile plate, calcaire en couverture, schiste en couverture, tuile creuse, tuile mécanique, ardoise
  • Murs
    • calcaire
    • grès
    • bois
    • moellon
    • pierre de taille
    • pan de bois

Bibliographie

  • Cassan (Elodie), Les granges du Lot, De la fin du Moyen Âge à la Révolution, Patrimoines du Lot, Département du Lot, 2018.

  • Obereiner (Jean-Luc), Architecture vernaculaire quercynoise, repère pour une typologie, Cahors, dactylographiés, 1992.

    vol. 2 et 3, planche Frayssinhes, Ladirat et Mayrinhac-Lentour, p. 294, 298 et 303
  • Syndicat Mixte du Pays de la Vallée de la Dordogne, Le Patrimoine du Pays d’Art et d’Histoire Causses et Vallée de la Dordogne, Dossier d’extension 2015, 287 p.

Périodiques

  • Rousset (Valérie), "Deux maisons du castrum de Saint-Céré", dans Mémoires de la Société Archéologique du Midi de la France, t. LX, 2000, p. 118-133.

    p. 119-120
Date(s) d'enquête : 2019; Date(s) de rédaction : 2019