Dossier d’œuvre architecture IA32110548 | Réalisé par
  • dossier ponctuel
église Saint-Gilles
Œuvre recensée
Copyright
  • (c) Conseil départemental du Gers

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Dénominations
    église paroissiale
  • Vocables
    Saint-Gilles

Le Verbal de Cossi (ADG, G223 p.202) nous indique qu’il existait à Miramont d’Astarac une église en 1564, et que c’était une annexe de la paroisse voisine d’Idrac. Les parties les plus anciennes de l'église sont l'abside et la nef qui pourraient dater du 17ème siècle.

Le clocher-porche construit contre le mur ouest, date du 19e siècle. Il existait déjà un clocher en 1824 au moment de la levée du cadastre napoléonien. En 1828, le clocher est en partie construit mais n'est pas couvert. La flèche, d’une hauteur de 8 mètres, est construite entre 1829 et 1834 à partir de plans dressés en 1828 par l’architecte départemental Euphrosime Tachouzin. Les ouvertures du clocher sont agrandies entre 1853 et 1855 et la toiture remaniée et couverte d'ardoises à partir de 1885.

L’église est de plan rectangulaire à chevet saillant plat. La tour-porche servant de clocher ajouté contre la façade ouest au 19ème siècle s’ouvre sur une large nef plafonnée d’environ 13m de largeur pour 18m de long.

La tour-clocher s'ouvre au rez-de-chaussée sur ses trois côtés par des arcades en plein cintre.  Le premier niveau est éclairé par une ouverture rectangulaire côté sud, et le 2ème niveau par des ouvertures plein-cintre sur les 4 côtés (dont une ouverture à l'est donnant sur la charpente de la nef). Le clocher est couvert d'une flèche octogonale à deux égouts retroussés superposés. Le premier est de plan carré et le second de plan octogonal. La couverture est en ardoise. L’entrée dans l’église se fait à l’ouest sous la tour-porche par une ouverture en arc surbaissée probablement contemporaine de la nef.

Un tambour de porte en bois est élevé contre le mur ouest de la nef. Il sert aussi de tribune (conserve un harmonium) et permet l’accès au clocher.

Le chœur, légèrement surélevé, est terminé à son extrémité Est par une chapelle d’axe carrée voûtée d’ogives et à laquelle on accède par un arc triomphal de forme ogivale. Cette abside est épaulée à l'extérieur par deux contreforts d'angle. Contre les murs est de la nef, de part est d'autre de l'abside et de l'arc triomphal sont installés deux retables baroques. Des traces de systèmes d'accroche sont visibles au niveau de l'arc triomphal qui était probablement fermé par une clôture de chœur aujourd'hui disparue.

  • Murs
    • pierre pierre de taille enduit
  • Toits
    tuile, ardoise
  • Plans
    plan allongé
  • Couvertures
  • Typologies
    clocher porche (1ère moitié 19e siècle) ; chevet plat
  • Techniques
    • sculpture
    • décor stuqué
  • Représentations
    • dent de scie, pélican
    • chien, tête humaine
    • vigne
  • Précision représentations

    La clef de l’arcade ouest de la tour-porche est sculptée sur deux faces : à l’intrados de l’arc un oiseau aux ailes déployées (aigle ou pélican) surmonté d’une sphère ou d'un globe, de part et d’autre desquels semblent se déployer des éléments végétaux. L’oiseau est figuré au-dessus d'un motif de dents-de-scie. L'extrados est également sculpté d'un motif non identifié à la forme chantournée. Il pourrait s'agir d'un remploi du 17ème siècle.

    Les retombées des 4 arcs de la voûte de l'abside sont ornées de culs-de-lampe sculptés. Deux d’entre elles ont conservé leurs sculptures : on distingue une tête humaine à l’angle sud-est, et un animal à l’angle nord-ouest (peut-être un canidé). Deux autres éléments sculptés figurant des visages humains stylisés sont présents dans les parties basses de l’arc triomphal.

Date(s) d'enquête : 2024; Date(s) de rédaction : 2024
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