Un hôtel Sacaron est mentionné sur le plan de 1860 (Lambron, op. citée p. 331) au n° 65 de l'allée d'Etigny, tenu par Auguste Sacaron, demi-frère illégitime de Sylvie Saccarère qui possède le n° 59. Sur le plan de Castex de 1882 l'hôtel s'est étendu au n° 63 et la construction d'un hôtel est effectivement mentionnée à la parcelle B 1000 pour le compte Louis Auguste Sacaron dans le registre des augmentations du cadastre pour l'année 1882. Le 17 juillet 1891 (matrice cadastrale), l'hôtel est l'objet d'un incendie partiel ce qui entraîne une reprise du parti. Il s'élevait primitivement sur toute la profondeur du n° 65. Son extension aux n° 63 puis 67 a entraîné la modification de ses parties arrières ; une cour a été dégagée, bordée au sud par une longue aile et fermée à l'est par une villa particulière. L'architecte Henry Martinet, spécialisé dans les lieux de villégiature, a travaillé à la modernisation de l'hôtel Sacaron où il réside en 1901 d'après les listes d'étrangers (Luchon-thermal, 22 septembre 1901).
L'hôtel a fait partie des lieux courus par les élites qui venaient à Luchon. Y ont notamment séjourné le roi Léopold II de Belgique, le roi et la reine Manoel de Portugal ou le prince et la princesse Sixte de Bourbon.
Comme beaucoup de ses semblables à Luchon, l'hôtel, après avoir cessé son activité à la fin des années 1960, a été loti en appartements.