PETR Garrigues et Costières de Nîmes
- enquête thématique, patrimoine lié à l'eau
- (c) PETR Garrigues et Costières de Nîmes
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Garrigues et Costières de Nîmes
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Hydrographies
Source Saint-Estève
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Commune
Saint-Dézéry
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Lieu-dit
Saint-Étienne
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Cadastre
1815
B2
926
;
1967
AD
46
;
2026
AE
46
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Dénominationsstation de captage
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AppellationsSource Saint-Étienne
Au début des années 1860, la commune de Saint-Chaptes acquiert la source de Saint-Estève (située sur le territoire de la commune de Saint-Dézéry, à plus de 2 km de Saint-Chaptes), nommée également source Saint-Étienne, dont elle veut conduire et distribuer l’eau dans le village. En échange, la commune s’est engagée à construire à ses frais un abreuvoir et un lavoir dans la commune de Saint-Dézéry, ils bénéficient aussi de 1000 litres d’eau par jour. Un projet du 8 février 1862 réalisé par l'architecte de la ville d'Uzès, Paul Chabanon, évoque l'établissement d'un bassin à la source, la construction d'un lavoir et d'un abreuvoir à Saint-Dézéry, la conduite des eaux de la source au moyen de tuyaux à Saint-Chaptes et l'établissement de bornes fontaines à Saint-Chaptes. Le montant total du projet est estimé à 17 460,12 frs.
Une souscription volontaire est lancée en mai 1862 par la commune de Saint-Chaptes pour financer les travaux de conduite des eaux de la source au village. L’acte de vente des eaux de la source de Sainte-Estève est signée le 02 avril 1864 et la source est localisée au quartier Saint-Etienne de Saint-Dézéry, au n°926 du plan cadastral. L'adjudication des travaux de la conduite des eaux, ainsi que du lavoir et de l’abreuvoir, revient à Paul Frichet le 13 juillet 1864. Les travaux vont également comprendre la construction de bornes fontaines à Saint-Chaptes. Néanmoins, cela va créer des tensions dans la commune, car le débit de la source est jugée trop faible pour pouvoir alimenter le nombre de bornes fontaine souhaité par les habitants. Dans une lettre adressée au préfet par un ingénieur des Ponts et Chaussées en date du 15 mai 1866, ce dernier constate que le débit « représente à peine celui d’une des bornes fontaines à Nîmes ».
Par la suite, les travaux sont retardés à cause d'une contestation de la commune de Saint-Dézéry qui n'est pas satisfaite de l'emplacement des travaux du lavoir et de l'abreuvoir promis par la commune de Saint-Chaptes. En effet, l'architecte Chabanon a changé l'emplacement, car les travaux affectaient trop la source. La commune de Saint-Chaptes a proposé un nouvel emplacement, refusé par la commune de Saint-Dézéry. Un expert se rend sur place en août 1866 et donne raison à la commune de Saint-Chaptes. Les habitants vont aller jusqu’à faire une pétition pour s’opposer à l’acquisition du terrain d‘Ernest Rivière (n°925 du plan cadastral) par la commune de Saint-Chaptes. Néanmoins, le préfet du Gard va donner l’autorisation à Saint-Chaptes d’acquérir ce terrain. Le décompte des travaux pour la conduite des eaux et des fontaines de Saint-Chaptes est réalisé le 9 février 1867 pour un montant total de 17 751,14 frs dont 529,40 frs pour quatre bornes fontaines.
Cependant, les conflits entre Saint-Dézéry et Saint-Chaptes continuent. Le maire de Saint-Dézéry accuse sa voisine de retard dans les travaux du lavoir et de l'abreuvoir, d'avoir accaparé la source pendant la sécheresse et refuse de reconnaître les travaux, réclamant une livraison officielle arbitrée par un architecte indépendant et un débit d'un demi-pouce d'eau. Le maire de Saint-Chaptes rétorque qu'il s'agit d'un pur entêtement administratif, puisque les habitants de Saint-Dézéry utilisent concrètement ces bassins en toute liberté depuis deux ans, et rappelle que l'acte notarié d'origine prévoit un volume fixe de 1 000 litres par jour et non un débit en pouces. Face à cette impasse totale où chaque maire accuse l'autre de mauvaise foi, le préfet est contraint d'envoyer un ingénieur hydraulicien sur place pour trancher. Aucun document ne mentionne la suite, mais une lettre du 3 octobre 1868 de la sous-préfecture soutient Saint-Chaptes.
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Période(s)
- Principale : 3e quart 19e siècle , datation par source
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Dates
- 1867, daté par source
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Auteur(s)
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Auteur :
Chabanon PaulChabanon PaulCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Architecte d'Uzès réalisant les plans d'adduction d'eau à Saint-Chaptes en 1862 et en 1878.
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Auteur :
Frichet Paulentrepreneur attribution par sourceFrichet PaulCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Entrepreneur sur les travaux d'adduction d'eau à Saint-Chaptes en 1864.
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Auteur :
L'édifice se compose d'un plan rectangulaire allongé. Il se présente sous la forme d'un ouvrage semi-enterré. Le couvrement est constitué d'une dalle en béton légèrement à deux pans. Les élévations sont construites en maçonnerie de moellons calcaires assisés, liés par un mortier. Les éléments structurants sont en pierre de taille appareillée. La façade ouest se compose d'un arc de décharge sous lequel se trouve la porte métallique d'accès à la chambre de captage. Les murs latéraux présentent un appareil irrégulier de moellons. L'intérieur n'est pas accessible.
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Statut de la propriétépropriété de la commune, Propriété de la commune de Saint-Chaptes
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Documents d'archives
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AD Gard : 2 O 1536
AD Gard 2 O 1536 Construction de conduites, de bassins, de fontaines, adduction d'eau 1864-1934
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